Des origines à la Révolution française.

23/11/2014 19:51

Gembloux possède un passé multiséculaire. Le toponyme semble indiquer une origine celtique de la localité.

De nombreux témoignages de l'époque gallo-romaine ont été retrouvés  le long de la chaussée romaine Bavay-Cologne qui traversait la localité. Reliant par ses prolongements la Manche au Rhin, cette voie était d'une grande importance stratégique, commerciale et civilisatrice. Elle favorisa l'apparition de villas (exploitations agricoles) à proximité de son tracé.

Après sa période de splendeur du IIème siècle, la région dut comme celles avoisinantes affronter les invasions germaniques. La population déserta les abords de la chaussée romaine au profit d'un endroit plus sûr, à savoir un promontoire rocheux qui devint le coeur historique de la ville.

Au Xème siècle, un chevalier nommé Wicbertus et qui sera canonisé en 1110 sous le nom de saint Guibert fonda une abbaye qu'il dota de propriétés personnelles. Durant le XIème siècle, ce monastère assura un essor culturel et économique indéniable à Gembloux. L'abbé Olbert fit construire des bâtiments conventuels et une église abbatiale de style roman.

Le XIIème siècle entraîna cependant le désastre de la petite bourgade qui était incluse dans le duché de Brabant, mais à la frontière de comté de Namur. A trois reprises au moins au cours du XIIème siècle, les troupes du comte de Namur assiégèrent et saccagèrent Gembloux. En 1153, la bourgade reçut l'autorisation de s'entourer de remparts. D'une longueur approximative d'un kilomètre , ils ceinturaient une superficie de quelque sept hectares dont trois étaient occupés par l'abbaye. Ces remparts, percés de quatre portes, étaient flanqués de plusieurs tours et bordés de fossés.

L'unifications des provinces sous l'autorité bourguignone en 1430 fit heureusement perdre à Gembloux son caractère frontalier et périlleux.

Durant la seconde moitié du XVIème siècle, Gembloux souffrit des guerres de religion et fut même le théatre de la bataille du 31 janvier 1578 qui opposa l'armée des Etats, dite des Gueux, aux troupes espagnoles commandées par le fils naturel de Charles-Quint, Don Juan d'Autriche.

L'abbé du monastère fut élevé, au milieu du XVIème siècle, à la dignité comtale. Seigneur hautain, il était investi du pouvoir judiciaire et exercait ses privilèges sur la terre de Gembloux qui comprenait outre la ville, Cortil, Ernage, Grand-Manil, Bertinchamps, une partie de Lonzée, Sauvenière et Liroux. Il nommait annuellement le maïeur et les échevins, d'ailleurs révocables par lui à tout moment. Jamais, sous l'Ancien Régime, Gembloux ne put s'affranchir de la puissance de l'abbé et s'affirmer comme ville autonome.

Les guerres menées par Louis XIV contre l'Espagne prolongèrent la ruine de Gembloux. Qui plus est, le 6 août 1678, un gigantesque incendie accidentel ravagea la cité. Il fallut attendre le seconde moitié du XVIIIème siècle pour que Gembloux connaisse une période de relative prospérité. La coutellerie apparut à cette époque dans le bourg qui, par le développement de cet artisanat , perdit son caractère strictement agricole.

Devenus vétustes, les bâtiments conventuels et l'église abbatiale dont l'origine remontait au XIème siècle requéraient une reconstruction. C'est Laurent - Benoït Dewez, architecte réputé, qui la réalisa; essentiellement sous l'abbatiat de Jacques Legrain (1759-1790). La reconstruction de l'abbaye fut achevée en 1779.

La Révolution française, l'entrée des troupes révolutionnaires  dans les Pays-Bas Autrichiens et finalement l'annexion de ceux-ci en 1795 à la France sonnèrent le glas de l'Ancien Régime et de ses structures archaïques. Le comté de Gembloux fut dissous. Gembloux devint une commune du département de Sambre et Meuse et de l'arrondissement de Namur. Ainsi, les Français ôtèrent Gembloux de la mouvance brabançonne. De plus, le Directoire ordonna la suppression des ordres religieux et la confiscation de leurs biens au profit de la République. L'abbaye de Gembloux fut dès lors supprimée est ses propriétés mises en vente en 1797. L'ancien domaine abbatial fut acquis par un affairiste français, Jean-Baptiste Paulée.

 

 Source :  https://www.gembloux.be/votre-commune/decouvrir-gembloux/

 

Gembloux: le coeur historique aujourd'hui.

https://cms.gembloux-hier-et-aujourd-hui.webnode.fr/news/les-fortifications-urbaines/