De 1965 à nos jours...

11/12/2014 16:38

En janvier 1965, suite à la fusion de Gembloux avec Ernage , Grand-Manil , Lonzée et Sauvenière,  la nouvelle entité compte 10.664 habitants.

Fin 1975, on dénombre 11.601 habitants

Le 1er janvier 1977 entre en vigueur la seconde fusion des communes. Beuzet, Bossière, Corroy-le-Château, Grand-Leez, Les Isnes et Mazy rejoignent Gembloux pour former, pendant trois ans, ce qu’on a appelé la commune de Gembloux sur Orneau. Le territoire passe ainsi de 4.226 ha à 9.564 ha et la population de 11.429 habitants à 17.247 habitants.

Entre 1960 et 1970, de nombreux travaux d’assainissement sont menés : haut de la Grand-rue en 1962, Place Saint Jean en 1965, passage des déportés en 1970.

En 1976, le château du Bailli, acheté par la ville en 1951, est restauré et devient le nouvel  hôtel de ville, comprenant le cabinet du bourgmestre et la salle du conseil. Un bâtiment annexe abrite les services communaux.

Le beffroi est classé en juin 1977. Sa couverture est refaite en 2004, et puis ses murs, en 2011 et 2012. Depuis 2005 cet édifice remarquable est classé sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Il figure également au patrimoine exceptionnel wallon.

La ville se développe rapidement. En cause: de multiples raisons, dont l’éclatement des cellules familiales et le prix croissant de l’immobilier à Bruxelles et dans le Brabant wallon. De nouvelles rues sont tracées et de nouveaux quartiers fleurissent en différents endroits. Des changements majeurs s’opèrent nécessairement dans tous les secteurs locaux.

Urbanisation et habitat

De nombreuses habitations sont construites, cités du Coquelet et rue de Mazy. En 1966, à l’initiative de la Société Nationale de la Petite Propriété Terrienne, 22 habitations sociales sont construites rue chapelle Marion. En 1968, 64 maisons sociales constituent la cité de Moha , vient ensuite la cité François Bovesse. En 1967 apparaît le premier immeuble à appartements, « les Marronniers », dans le quartier de la gare. Cinq autres immeubles sont construits dans la foulée sur ce vaste terrain occupé jusqu’en 1964 par une usine (Emaux Lens). Dans ce même quartier, au début des années ’90, la propriété d’un ha appartenant à la famille Imberechts (villa et parc) est vendue à un promoteur immobilier qui construit deux unités d’immeubles à appartements. Ensuite, ce seront deux grands projets immobiliers qui se réaliseront, et se poursuivent d’ailleurs encore, à savoir le nouveau quartier « Tous Vents » où se construisent quelque 800 habitations sur 16 ha, pour accueillir 1.500 habitants et encore le site rénové de l’ancienne sucrerie. En centre-ville, de nouveaux immeubles mixtes (logements / bureaux) ont aussi été bâtis à l’emplacement de la MBG (Manufacture) qui a cessé ses activités en 1993. Cette réalisation comprend une cinquantaine de logements. A noter aussi la réalisation des « Rives de l’Orneau » dans la rue du Moulin.

 D’autres projets ambitieux se profilent. Réaffectation du site Eurofonderie entre la chaussée de Wavre et la N4, nouveau lotissement prévu rue de l’Agasse (63 maisons), nouveau complexe immobilier aussi à la place de l’ancien hôtel des voyageurs et du garage « Pirson» voués à une démolition prochaine.

Ces dernières années, les autorités ont clairement fait le choix d'une urbanisation à tout va. Cependant, les infrastructures ne suivent pas le rythme et les services sont parfois défaillants. D'aucuns regrettent que la population ne soit pas davantage consultée et informée en toute transparence. Gembloux n'est pas Louvain-la-Neuve...

 

 

Enseignement

Gembloux concentre sur ses terres un nombre important d’établissements scolaires et universitaires. L’ « Institut agronomique » comme on l’appelait auparavant en est manifestement le fleuron. Cet établissement, fondé en 1861, comptait alors 37 étudiants. Il devint plus tard la « Faculté des Sciences agronomiques de Gembloux »  (FSAGx). A présent rattaché à l’Université de Liège, son nouveau vocable est « Gembloux Agro-Bio Tech ». Cette Faculté se consacre exclusivement aux sciences agronomiques et à l’ingénierie du vivant. Aujourd’hui, 1520 étudiants (dont 41 % de filles et 36% d’étudiants étrangers) y sont inscrits. Outre 96 membres du personnel académique, cette institution emploie 462 personnes dans les secteurs scientifique, administratif et technique.

 

 

Activités économiques, industrielles et commerciales

Un A.R. du 22 novembre 1965 a permis l’établissement sur le territoire de la commune d’un parc industriel couvrant 53 ha. Un autre arrêté royal          (25/09/1968) autorise ensuite d’y ajouter 32 ha supplémentaires.

Des usines existantes se modernisent, comme la malterie « Descampe », située chaussée de Charleroi, qui investit 300 millions de frs en 1991 dans une nouvelle unité de production. D’autres périclitent (comme des coutelleries) ou se délocalisent, comme Eurofonderie qui cesse ses activités à Gembloux.   Entre 1976 et 1986, le nombre de salariés dans les industries locales a diminué de 868 unités, soit 42%. Les secteurs suivants ont surtout été touchés: 57 emplois perdus dans les industries extractives et dérivées, 333 emplois en moins dans les transformations de métaux, 306 emplois dans les industries manufacturières, 179 emplois dans le bâtiment et le génie civil…

Par décision du 5 novembre 1987 de l’Exécutif wallon, un parc scientifique de la province de Namur (Créalys), a vu le jour et se développe Aux Isnes.         En 1991, le recteur honoraire de la FSAGx, A. Ledent, définissait sa vocation comme « un lieu de promotion de la recherche, de valorisation de l’innovation, de renforcement de la coopération entre l’agriculture, l’industrie, l’université et le secteur des services ». Aujourd’hui, cette implantation, idéalement située au carrefour de plusieurs liaisons internationales et essentiellement orientée vers les TIC  et les sciences du vivant, rassemble une centaine d’entreprises innovantes et emploie 1.670 personnes. Elle couvre une superficie de 110 ha.

 

Sports et culture

En 1968 débute la construction du complexe sportif de chapelle-Dieu qui comprendra un hall omnisport et une piscine. Il est inauguré en 1971 et agrandi en 1976 et en 2012. En mars 2013, un nouveau complexe sportif (centre sportif de l’Orneau) est inauguré en bordure de la  chaussée de Namur (N4).

 

Pour remplacer la salle des fêtes de l’ancien hôtel de ville qui sera démoli en 1989, et afin de permettre l'organisation de conférences, goûters et expositions, on supprime l’abattoir construit en 1958, et qui avait cessé ses activités en 1973, pour construire à cet endroit le Foyer communal qui ouvrira ses portes en avril 1986.

En 1989, la ville acquiert l’ancien cinéma royal qui devient le centre culturel.

 

Mobilité et infrastructures

Le passage à niveau n° 46 de la ligne ferroviaire Bruxelles – Luxembourg, proche de la gare, posait problème depuis longtemps. En effet, le trafic automobile circulant sur la N29 s’intensifiait rapidement (quelque 11.000 véhicules/jour en 1992) et les barrières étaient souvent fermées…  Après bien des péripéties, il fut décidé de construire un tunnel sous voies pour le remplacer et fluidifier ainsi le trafic automobile. Les expropriations préliminaires sont décidées en février 1976 et les travaux d’excavation débutent en septembre 1992 et dureront 3 ans. Le tunnel est inauguré en décembre 1995.                                              En mai 2010, la SNCB inaugure la nouvelle gare pour mieux accueillir les utilisateurs du rail toujours plus nombreux.

 

Services sociaux

En 1970, la clinique Delrue ferme ses portes, cédant la place à un home pour personnes âgées (25 lits). Cette maison de repos fonctionnera jusqu’en janvier 1981 et sera remplacée par le home « La Charmille » qui offre alors 125 lits ainsi que plusieurs pavillons résidentiels pour des couples.